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L’édito n°769 ‘Accueillir un nouveau pasteur’

Publié le 26 juin 2026

La fête qui nous a rassemblés samedi dernier était d’une grande beauté. Personnellement, je ne me souviens pas avoir vécu une si belle fête paroissiale. Comment remercier toutes celles et ceux d’entre vous qui ont préparé une telle fête depuis si longtemps ! Nous avons ri, nous avons joué, chanté, prié, pleuré aussi. Et à travers tout cela, nous avons fait l’expérience de l’Église, de la communion dans laquelle le Seigneur nous rassemble. Ce que nous avons vécu est très différent d’une kermesse d’école ou d’un gala de danse. Ces événements sont bons et nécessaires pour conclure une année. Mais ce que nous vivons en paroisse, c’est beaucoup plus que cela !  Samedi, nous avons fait l’expérience de ce qu’est concrètement l’Église, de la communion que le Seigneur crée entre nous, de cette joie qui vient de Dieu, cela ne fait aucun doute. 

Il faut maintenant vous tourner vers la rentrée pastorale. Vous aurez bientôt la joie d’accueillir votre nouveau curé, le Père Christophe de Lussy. Il sera parmi vous dès le 1er septembre et son installation officielle aura lieu le samedi 12 septembre. Ce sera un moment important dans la vie de notre paroisse. Comme vous le savez, on ne choisit jamais son pasteur, on le reçoit. L’Église ne suit pas le mouvement de la société civile démocratique. Elle répond à une autre logique. Dans l’Église catholique, une paroisse n’élit pas son curé, ni un diocèse son évêque. Car un pasteur se reçoit comme un don de Dieu. Car un curé, quel qu’il soit, est toujours l’instrument et le signe de l’unique Pasteur. S’il a reçu le sacrement de l’ordre, c’est pour être, au milieu des baptisés, signe de plus grand que lui, signe du Christ à l’œuvre. 

Ce que vous donnent vos prêtres, ce ne sont pas d’abord leurs efforts et leur temps ; ce que vous donnent vos prêtres, c’est ce qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes, c’est Dieu ! Notre Seigneur Jésus l’a voulu ainsi : en confiant à ses apôtres une telle mission, il a voulu se donner à nous à travers de simples gestes d’hommes. La célébration des sacrements est bel et bien le miracle de nos mains vides. Dans la célébration de l’eucharistie, du baptême, de la pénitence, nous n’avons rien que notre pauvre humanité et nous vous donnons tout, nous n’avons que nos mains vides et nous vous donnons Dieu. 

Ce qui importe, c’est d’accueillir le pasteur avec le regard de la foi, le regard qui sait discerner en lui le sacrement du Christ à l’œuvre. C’est ainsi que vous m’avez accueilli il y a 9 ans, et c’est ainsi, je le sais, que vous accueillerez votre nouveau curé : comme un frère et comme un pasteur, comme un enfant de Dieu et comme un Père, comme une brebis au milieu des autres et comme un berger pour être signe, au milieu de vous, de l’unique Pasteur Jésus-Christ. 

Pierre-Alain Lejeune

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