Chaque année, dans les premiers jours de l’Avent, j’aime relire et écouter ce poème de Rabindranath Tagore, traduit et mis en chanson par le frère carme Pierre Eliane. « Il vient » : ces deux mots, qui reviennent comme une obsession, à chaque ligne, ces deux mots nous alertent, nous tirent de notre endormissement et nous tiennent en éveil. Il vient : si nous gardons au cœur cette assurance paisible, alors nos vies en sont transformées, nous sortons de notre torpeur. Alors nos journées, jusqu’au plus petit détail, en sont comme illuminées. Alors chaque heure, chaque minute, devient un espace offert pour accueillir Dieu qui vient. Alors nous entrons avec joie dans la nuit de l’Avent, les yeux grands ouverts, car Il vient !
Père Pierre-Alain Lejeune
